Garde alternée et résidence exclusive

0986376703En droit, on parle de résidence de l’enfant qui peut être soit alternée soit fixée au domicile de l’un ou l’autre des parents. On parlait avant de “garde exclusive” ou “garde alternée”. Ces expressions n’ont plus court dans la loi mais sont pourtant régulièrement utilisées pour décrire les modalités de garde.


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La garde alternée

On parle de garde alternée lorsque la résidence est organisée en alternance chez un parent puis chez l’autre. La forme la plus stricte est une semaine chez un parent et la semaine suivant chez l’autre. Dans les faits, comme pour le droit de visite et d’hébergement, toute autre rythme alternant d’une semaine sur l’autre peut être pratiqué. La loi n’oblige aucune modalité ; cependant si la séparation n’est pas amiable, le JAF est guidé dans son jugement par le bien-être de l’enfant. Il est par exemple très difficile d’avoir la garde alternée d’un jeune bébé allaité par sa maman.

En ce qui concerne les vacances scolaires, on raisonne en années paires et impaires : pour savoir chez qui vos enfants fêteront Noël telle ou telle année, pour savoir avec qui ils passeront le mois de juillet ou le mois d’août…

L’autorité parentale s’exerce en principe à deux. Toutes les décisions importantes pour la vie de l’enfant doivent être prises conjointement. Elles sont parfois sources intarissables de conflits. On peut se voir proposer dans ce cas une médiation familiale (avec l’APME lien-externe par exemple) pour renouer le dialogue dans l’intérêt de l’enfant.

La garde exclusive

Si la résidence est fixée chez l’un ou l’autre des parents, le juge aux affaires familiales accorde généralement un droit de visite et d’hébergement.

La formule classique consiste en un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires. Mais elle peut aussi être plus étendue : tout autre arrangement en fonction des particularités de chaque famille.

Il n’y a pas d’obligation en matière d’organisation des droits de visite et d’hébergement. Si par exemple, le conjoint travaille le WE, il peut parfaitement demander à avoir la garde de ses enfants la semaine du lundi au mercredi une semaine sur deux. Ce qui compte c’est d’être clair, simple et que ce rythme soit adapté.

Avant, le droit de visite et d’hébergement s’organisait en fonction des semaines 1/3/5 du mois. On a trouvé plus simple de raisonner en semaines paires et impaires lien-externe. Le premier lundi de l’année commence la semaine 1. La première semaine complète de l’année est une semaine impaire. Le numéro des semaines est indiqué sur les calendriers.

Pour des motifs graves, un droit de visite (sans hébergement) peut s’exercer dans un lieu médiatisé. Quand le juge craint pour la sécurité de l’enfant. Il estime qu’un des parents a besoin d’être accompagné dans les temps qu’il passe avec ses enfants. Le droit de visite s’exerce alors dans un lieu dédié en présence de personnes extérieures. C’est une mesure qui est relativement grave. Si un parent demande cela, l’autre a tout intérêt à être bien défendu car c’est une solution lourde de conséquences. C’est pour cette raison qu’il ne faut pas rester passif face à une telle prétention et bien préparer sa défense avec son avocat.

Voir aussi : La pension alimentaire